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SPPSLine
persiste et blogue ..



Blogueur en phase de réflexion Le blog de SPPSLine regroupe des billets d'humeur ainsi que d'autres réactions à chaud sur l'actualité juridique ou l'actualité tout court. Une façon de se découvrir un peu, d'échanger, de créer du lien et de montrer qu'on n'est pas tout seul à se poser des questions sans réponse. C'est bien l'idée d'un blog : donner la possibilité à chacun de mettre à la disposition de la collectivité des réflexions plus ou moins importantes mais qui - précisemment - n'ont pas à séduire le plus grand nombre. Il suffit qu'une idée émise là sur le site d'un seul entre en résonance avec l'envie d'un autre pour qu'elle se mette à voyager d'une ville, d'une région, d'un pays à un autre en prenant à chaque fois des couleurs et du poids.

Les grands thèmes du XXIème siècle sont sans doute en train de se dessiner au travers de ces contributions multiples et anonymes
. Bon, tout cela met un peu la pression pour notre propre blog. Bah, rien ne nous oblige à trouver la Grande Idée du premier coup. Tâtonnons.
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Derniers articles


Les heures supplémentaires (loi TEPA)
Le médico-légal ne doit pas polluer le médical
La dématérialisation (abracadabra et le papier disparait!)

Lundi 7 janvier 2008

Les heures supplémentaires

dans la loi TEPA du 21 août 2007


La réforme du régime fiscal et social des heures supplémentaires ou assimilées et des heures complémentaires s’appliquera aux rémunérations perçues à raison des heures de travail effectuées à compter du 1er octobre 2007.

Les salariés bénéficieront d’une exonération d’impôt sur le revenu et d’un allègement de cotisations sociales sur la partie du salaire versée en contrepartie de ces heures, tandis que les employeurs bénéficieront d’une déduction forfaitaire des cotisations.

La durée légale hebdomadaire demeure fixée à 35 heures par semaine (article L 212-1 du Code du Travail) équivalent 151.67 heures par mois, soit 1 607 heures annuelles avec la Journée de Solidarité. Le salarié peut être amené à effectuer des heures supplémentaires au-delà de cette durée. Lorsque le salarié effectue des heures supplémentaires, la rémunération afférente à ces heures est majorée. Cette majoration ne peut être inférieure à 10 %, lorsqu’elle est fixée par convention, accord de branche ou d’entreprise. A défaut, les 8 premières heures donnent lieu à une majoration de 25 % et celles accomplies au-delà sont majorées de 50 %.

L’exonération d’impôt sur le revenu s’applique tant à la rémunération horaire normale de l’heure supplémentaire qu’à sa majoration. Toute heure supplémentaire ouvre droit également à une réduction proportionnelle de cotisations salariales de SécuritéSociale.

Enfin, l’employeur bénéficie d’une déduction forfaitaire de cotisations patronales (article L 241-18 nouveau du Code de la Sécurité Sociale). Cette déduction est de 0.50 euros par heure supplémentaire dans les entreprises de moins de 20 salariés et de 1.50 euros dans les entreprises de plus de 20 salariés.Nous sommes bien sur à votre entière disposition pour toute information complémentaire.

Lundi 31 décembre 2007

Le médico-légal

ne doit pas polluer le médical

La responsabilité médicale est devenue un vrai sujet de société : les émission de télévision l’évoquent fréquemment (Julien Courbet en a fait un fonds de commerce), les magazines classent les hôpitaux, les cliniques, et bientôt les médecins (!). La publicité s’en mêle : certains établissements de soins privés se mettent à communiquer sur leurs spécialités et leur excellence. Les formations universitaires en « droit médical » prennent également leur essor; bref la « chose médicale » s’installe durablement dans les sujets de conversation ..

Depuis la loi du 4 mars 2002 dite loi KOUCHNER, les régimes de responsabilité semblent avoir pris un rythme de croisière : les CRCI traitent un nombre croissant de dossiers sans que la fréquence de saisine des juridictions diminue. Les professionnels de santé sont moins choqués lorsque leur responsabilité est recherchée : ils apprennent à gérer le risque et le font bien. Que voilà une description rassurante : la responsabilité ne ferait plus peur, elle serait admise, digérée et assimilée.

Sur bien des points ce constat est faussement rassurant. L'institutionnalisation du risque médical a sûrement blindé les médecins, notamment les plus jeunes, qui ont compris que leur exercice professionnel serait émaillé de quelques procédures - quelle que soit l'excellence des soins dispensés d'ailleurs.

Mais parfois, imperceptiblement, subrepticement, les comportements purements médicaux changent pour s'adapter à cette nouvelle donne judiciaire. La gestion du risque devient alors trop efficace : pour éviter un risque médico-légal un bonne pratique médicale est remise en cause ou édulcorée. Cette dynamique est sensible dans certains domaines et notamment dans celui de l'information du patient. La qualité du colloque singulier avec le patient, qui est certes destiné à obtenir de ce dernier un consentement éclairé aux soins mais aussi à l'accompagner et à le préparer psychologiquement au traitement ou à l'intervention, souffre d'un excès de juridisme : documents à lire, à signer, à conserver, à encadrer, à apprendre par coeur (là d'accord j'exagère) ... et dont le contenu est nettement plus alarmiste que la parole même du médecin.

Une étude attentive de la jurisprudence la plus récente montrer que le risque juridique lié à une information prétenduement incomplète est largement en régression. Il faut bien informer et bien informer, c'est informer avec mesure. Trop informer, c'est à dire informer au delà de ce que la prise en charge médicale réclame, ne rassure que le médecin.

Le mieux est l'ennemi du bien : prendre trop de précautions pour éviter une procédure .. y mène en fait tout droit car la finalité du soin (soulager et guérir) se concilie mal avec l'hyper sécurisation juridique. Il faut donc absolument éviter ces dérives - qu'il s'agisse de l'information ou des soins - il faut même les rechercher, les détecter et les éradiquer (comme de vulgaires infections nosocomiales).

Certes les professionnels de santé doivent prendre des précautions pour se constituer la preuve de ce que leurs comportements ont été « conformes aux données acquises de la science médicale », de ce qu’ils ont obtenu un « consentement éclairé », de ce qu’il n’ont pas commis de « négligence ou d’inattention ».. Leur tranquillité d’esprit l’impose.

Mais ils doivent surtout soigner, l’esprit libre et ouvert, en leur âme et conscience : le médico-légal ne doit pas polluer le médical.

 jeudi 8 novembre 2007

La dématérialisation
Abracadabra et le papier disparaît..


La dématérialisation est devenue une réalité pour beaucoup de grandes entreprises, notamment des compagnies d'assurance : il ne faut plus générer de documents sur support végétal et tous les documents solides entrants sont scannés, leur dépouille physique étant ensuite archivée, stockée ou détruite.

Difficile de ne pas être séduit par cette façon de travailler : véhiculer chaque jour des piles de dossiers à traiter est bon pour les biceps mais mauvais pour le dos, ramasser les pièces qui "dégueulent" des chemises (de préférence derrière les étagères) est bon pour l'humilité mais mauvais pour le moral, photocopier jusqu'à l'absurde des documents que personne ne lira faute de pouvoir y avoir un accès facile nourrit des générations de stagiaires mais réchauffe dangereusement la planète.

Nous avocats ne pouvons dématérialiser à l'entrée tous les documents que nous recevons. Leur provenance est très hétérogène et les supports parfois fragiles. L'investissement en ressources humaines - petites mains à scanner - n'est pas compatible avec notre modèle économique. Enfin, nous devons impérativement conserver  et restituer à première demande les documents qui nous sont confiés.

Par ailleurs sur chaque courrier il y a les traces d'une intervention physique : écriture, signature,et rature qui disent tant de choses sur l'auteur. J'aurai beaucoup de difficulté à me priver de cette source d'information.

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